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BAILLY-MAITRE-GRAND Patrick : MAINS héliogravure de Patrick BAILLY MAITRE GRAND

MAINS héliogravure de Patrick BAILLY MAITRE GRAND
Prix
450.00 € 
(Foreign countries : without V.A.T – Without frame)
Artiste
BAILLY-MAITRE-GRAND Patrick
Technique
Photogravure originale signée

Jeux de matières, jeux de lignes pour cette Héliogravure. Le corps regardé à la loupe.

Biographie de BAILLY-MAITRE-GRAND Patrick

Patrick BAILLY-MAÎTRE-GRAND 


 

Né en 1945. Après des études scientifiques (diplômé Maître Es Sciences Physiques), Patrick Bailly-Maître-Grand a quitté cette orientation pour se consacrer exclusivement à la peinture en 1970 puis à la photographie depuis 1980.
Né en 1945. Après des études scientifiques (diplômé Maître Es Sciences Physiques), Patrick Bailly-Maître-Grand a quitté cette orientation pour se consacrer exclusivement à la peinture en 1970 puis à la photographie depuis 1980.
Ses multiples travaux gardent la trace d'une rationalité froide sur laquelle se superpose l'esprit du jeu et de la poésie. Utilisant parfois des techniques ou des machineries complexes (Daguerréotypes, périphotographie, solarisation, rayogrammes) qui le font dire en souriant: "Je ne sais pas photographier simplement", ce qu'il nous montre à voir relève cependant d'un univers dépouillé très proche de certains haïkus japonais.
Ses œuvres sont maintenant présentes dans de nombreux musées internationaux (MOMA New York, Centre Georges Pompidou Paris, Victoria Museum Melbourne, Museet for Fotokunst Odense Danemark, Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, etc.), et de multiples expositions ponctuent son chemin. Aujourd'hui, Bruxelles

 

« Patrick Bailly Maître Grand vit à Strasbourg, où il s’est installé depuis le début des années 80. C’est là qu’il a découvert la photographie et ses extraordinaires possibilités plastiques. C’est là aussi qu’il s’est découvert un remède décisif contre l’ennui. Regarder le monde et tenter de lui donner un sens provisoire, chercher à saisir les modulations et les variations de lumières nécessaires à la prise photographique, inventer des nouveaux processus photographiques aussi complexes « qu’une usine à gaz » sont quelques uns des enjeux qui se jouent et s’échangent au long des 25 ans de création toujours inachevée de ce photographe prolifique.

Patrick Bailly Maître Grand est né le 1er février 1945 à Paris. Après des études scientifiques, où il a abordé la mécanique et logique, raté le concours d’entrée des Arts et Métiers, obtenu une maîtrise de physique fondamentale en 1968 à la faculté de sciences de Paris, il a eu des problèmes de santé pendant quelques années. Devant la nécessité d’un changement de métier, Patrick Bailly Maître Grand s’est mis à peindre. Pendant 10 ans, il s’est lancé dans une « observation implacable du réel », en se prolongeant dans une peinture hyperréaliste, froide, précise, analytique en utilisant des laques et des acryliques à séchage lent. C’est peut-être là qu’il s’est pris au jeu de la représentation du réel et de l’éternelle quête de la mimésis, toujours recommencée, toujours inachevée, toujours imparfaite. Cette projection de soi dans le langage pictural demandait de longues semaines de réalisation pour aboutir à l’image mentale qui s’était transposée sur la réalité contingente. Choisir, cadrer, prélever, isoler certains éléments plutôt que d’autre, travailler les ombres portées et les sources de lumière furent les éléments de base du vocabulaire plastique qui sera celui du photographe quelques années plus tard.

Ce qui intéresse Patrick Bailly Maître Grand, ce qu’il recherche via l’outil photographique, c’est la question de la réalité de l’extérieur, saisir le théâtre des réalités. On ne voit que ce que l’on connaît souligne-t-il malicieusement, sachant pertinemment que l’œil ne perçoit qu’à peine 10 % de la netteté et des couleurs, tout le reste, 90 % de la perception et de le représentation spatiale étant le fruit d’une recomposition cérébrale. Cela l’amuse et l’intrigue de tirer sur la peau de son corps le ruban adhésif qui va garder l’empreinte des cellules et des sillons, des accidents et des entrelacs tissés dans la peau. Cela devient une sorte de paysage lunaire, cosmique où se nouent des convergences formelles entre les constellations stellaires et les grains de beauté de la peau. Les photographies sont réalisées de deux manières différentes, dans le premier cas, Patrick Bailly Maître Grand enduit la main d’une résine souple et transparente qui devient une sorte de seconde peau. Puis, il la détache précautionneusement en la posant bien à plat et la pose directement dans l’agrandisseur. Puis il tire une empreinte par exposition de la résine sur un papier sensible. Dans le second cas, le photographe, après s’être couvert de rubans adhésifs, les juxtapose les uns aux dessus des autres afin de recomposer la figure d’un écorché virtuel, d’un emballage vide de toute substance, d’une image de corps sans corps. S’agit-il vraiment d’un autoportrait, ou plutôt, d’une vision saturnienne et mélancolique de cet habit de peau aussi dérisoire qu’indispensable ?…

 

Patrick Bailly Maître Grand se met à l’épreuve de la transformation, joue avec l’image de soi qu’il interpose entre lui-même et le spectateur. Il décrit la nouvelle photographie numérique comme quelque chose de très désincarné, « on peut faire n’importe quoi maintenant avec un ordinateur, n’importe quel gugusse peut, en un seul clic, refaire, ce que j’ai mis, moi, des mois à obtenir. Mais quelle valeur va-t-il donner à son truc,lui qui n’aura même pas conscience d’avoir fait quelque chose d’extraordinaire. Finalement plus rien n’aura d’importance. »

Patrick Bailly Maître Grand aime jouer de la dualité de sa personnalité, d’un coté il y a une imagination débridée et féconde qui nourrit des carnets innombrables d’hypothèses et de pistes nouvelles à défricher, à ouvrir puis à explorer, et de l’autre il y a le maître des techniques et des effets photographiques complexes. Il se projette dans cette quête perpétuelle, dans cette lourdeur à dépasser sans cesse pour atteindre enfin la légèreté de l’enfance, cette légèreté et cette lourdeur si chères à Parménide. La mise en forme des apparitions qui se logent dans la tête de BMG occupe son existence, trompe son ennui toujours à fleur, transforme le scientifique qu’il n’a jamais cessé d’être, en dilettante, amateur des défis impossibles à relever. »

 

                                                                                                         Catherine Koenig

 

 

 

 

 

 

En permanence à la galerie L’Estampe, Strasbourg